
Un soir de pèlerinage, l’ascète Issy frappe à la porte de l’évêque de Cassinoux. Il ne demande qu’un bout de toit pour la nuit.
Mais l’évêque, confortablement installé dans son manoir, ne sait que faire de ce vagabond démuni. De fil en aiguille, s’installe un dialogue où s’affrontent deux visions de la religion : l’une tournée vers l’extérieur, l’autre vers l’intérieur.
Un conte philosophique, spirituel et lumineux, qui ne laisse personne indemne.
Le livre peut être téléchargé librement ici :
L’ascète et l’évêque - PDF (412 Ko)
Accablé par une longue journée de marche sous un soleil peu clément, l’ascète Issy, dans son éternel et pieux pèlerinage à travers les quatre coins de la contrée, parvint devant l’insolente demeure de l’évêque de Cassinoux.
— Que veux-tu, vagabond ?
Nul besoin de frapper de ses doigts secs pour faire résonner la porte en châtaignier, l’évêque lui-même avait vu approcher le renonçant. Ses yeux, accoutumés aux choses reluisantes de l’ici-bas, se froncèrent en percevant cet homme à la chevelure sauvage et accoutré d’une tunique trouée comme une feuille morte rongée par les larves. Comme si l’indigence était contagieuse, le prélat eut à peine entrouvert sa porte.
— Mon père aurait-il la bonté de m’offrir un bout de son toit pour la nuit ?
L’œil méfiant comme un cerf aux aguets, l’ecclésiaste clama que la bourgade voisine était dotée d’une auberge.— Mais je n’ai point le sou !
(La suite dans le fichier PDF…)